Tout savoir sur le syndrome de l’imposteur

Tout savoir sur le syndrome de l’imposteur

Selon le Journal of Behavioral Science (Journal des Sciences Comportementales), 70% des personnes dans le monde souffrent du syndrome de l’imposteur à un moment de leur vie. Et tu es certainement aussi concernée si tu as déjà prononcé ou pensé : “je ne me sens pas légitime”, “je n’ose pas”, “c’était un coup de chance”, “je sais que je suis capable de faire plus, et en même temps, je me sens prétentieuse de penser ça” 😅. Tu les connais ces phrases ?

Je te présente dans cet article les signes, les moyens de s’en débarrasser (ou non) et les 5 piliers pour gérer ce syndrome de l’imposteur, et commençons par sa définition.

Le syndrome de l’imposteur, qu’est-ce que c’est ?

C’est un syndrome assez récent puisqu’il a été théorisé en 1978 par deux psychologues clinique : Dr Pauline Rose Glance et Dr Suzanne A. Imes. Il a cependant été observé dès la fin du 19e siècle.

Il faut préciser que ce n’est pas vraiment un syndrome, puisque ce n’est pas une maladie. C’est plutôt un mécanisme psychologique énergivore et source de stress. Avec le recul, les deux psychologues ont regretté d’avoir utilisé le mot “syndrome” et lui auraient préféré le mot “expérience”.

Mais entre temps, l’expression “syndrome de l’imposteur” est rentrée dans le langage courant. Il est aussi appelé “syndrome de l’autodidacte”.

Et même si ce n’est pas pathologique, ce syndrome est vraiment handicapant pour les personnes qui en souffrent d’autant plus qu’il touche aussi bien la vie professionnelle que la vie privée.

Comment reconnaître le syndrome de l’imposteur ?

D’abord, les personnes concernées ont souvent l’impression que leurs réussites ne sont pas méritées.

Tu te reconnaîtras peut-être si tu :

  • réussis mais tu as le peur d’être démasquée et qu’on dise de toi que tu es un imposteur
  • as l’impression d’être une “arnaque”
  • doutes de ta propre valeur
  • attribues à des causes extérieures ta réussite (la chance, le fait de connaître les bonnes personnes…)

Alors que tu as travaillé pour ta réussite ! Le sentiment de culpabilité n’est pas justifié…

Cela peut arriver dans le cas d’une prise de poste ou d’une reconversion professionnelle. Par exemple, Julie se forme en autodidacte dans un domaine qui n’a rien à voir avec son domaine initial. Elle est passionnée par ses découvertes et aurait bien envie de proposer ses services. Mais elle doute de ses compétences, de sa légitimité… Après tout, elle n’a pas de diplôme officiel. Julie s’auto sabote parce-que en face d’elle, des clients ont besoin de ses services. Et en plus, elle s’empêche de faire ce qu’elle aime !

Il y a différents profils particulièrement concernés par le syndrome de l’imposteur :

  • Perfectionniste : veut tout bien faire pour se prouver à elle-même qu’elle sait bien faire les choses et qu’elle maîtrise
  • Indépendante : veut tout faire toute seule pour se prouver qu’elle est capable et qu’elle n’a besoin de personne
  • Bosseuse : en fait trop, plus qu’on lui demande, pour se prouver qu’elle travaille, qu’elle est capable et qu’elle ne ménage pas ses efforts pour réussir
  • Étudiante : en quête de diplôme pour prouver au monde qu’elle est légitime – c’est le cas de Julie

Peut-on se débarrasser du syndrome de l’imposteur ?

Je dirais que non parce-qu’on rencontre régulièrement de nouvelles situations, de nouvelles personnes… Et que à chaque fois, on peut être amenée à se remettre en question et à mettre en doute sa légitimité

Il faut juste garder en tâte que ce n’est pas un état permanent, mais plutôt une réaction à un ensemble de facteurs qui, mis ensemble, font douter.

Alors si on ne peut pas s’en débarrasser définitivement, comment le gérer ?

Les 5 piliers pour gérer le syndrome de l’imposteur

Pilier n°1 – La Connaissance de soi

Si tu ne connais pas bien ta personnalité et tes modes de fonctionnement, il se sera difficile de gérer ce syndrome parce-que tu ne sauras pas forcément le reconnaître.

Donc un des piliers est la connaissance de soi.

Connaître tes talents, tes compétences, tes qualités, mais aussi la structure de ta personnalité, ce qui te motive, ce qui te stresse… Cela va t’aider à te comprendre et comprendre tes comportements.

Cela te permettra aussi de prendre du recul, d’être bienveillante envers toi-même et traverser ce syndrome qui pourrait être un frein dans tes projets.

Pilier n°2 – L’apprentissage

Quand je parle d’apprentissage, je parle surtout d’apprentissage de soi, d’apprentissage de sujets qui font grandir, de développement personnel…

Je ne parle pas forcément d’acquérir un nouveau diplôme pour te sentir plus légitime. Tu n’en as pas besoin 😉

Pilier n°3 – Passer à l’action

Mets en pratique ce que tu apprends, c’est une clé fondamentale et c’est souvent là que le blocage apparaît…

Passer à l’action quand on est plein de doute peut paraître une montagne infranchissable. Et pourtant, une fois que c’est fait et qu’on regarde en arrière, on se rend compte que la montagne était à peine plus haute qu’un dos d’âne.

Il suffit de pas grand chose. Le premier pas est le plus difficile, ensuite, une fois qu’on est lancé et qu’on ne peut plus revenir en arrière, on en retire de la fierté. Fierté d’avoir réussi et d’avoir dépassé la peur 🙂

Pilier n°4 – Reconnaître ses actions

Sache accepter les compliments et tous les éléments positifs.

Si on te fait des compliments, ce n’est pas juste pour te faire plaisir ou te rassurer ! Accepte de façon objective que tu as accompli de belles choses. Et tu peux être reconnaissante envers toi-même chaque fois que tu feras de ton mieux et pour chaque nouveau pas que tu accompliras 😎

Pilier n°5 – Améliorer l’estime de soi

L’estime de soi est le jugement qu’une personne a de sa propre valeur. L’estime de soi, c’est l’amour et le respect qu’on se donne envers soi et c’est le regard qu’on a de soi.

Comme le syndrome de l’imposteur est lié justement à la valeur qu’on se donne en ne se sentant pas légitime, l’estime de soi peu en prendre un coup.

Alors pour travailler et améliorer ton estime de toi, tu peux :

  • faire le point sur tes réussites passées et présentes, sur tes compétences
  • demander à tes proches tes qualités
  • prendre soin de toi, de ton corps, de ta santé (physique et psychique)

J’ai d’ailleurs fait un épisode de podcast à ce sujet, je t’invite à l’écouter ou le réécouter si c’est déjà fait.

En résumé, le syndrome de l’imposteur touche beaucoup plus de personnes qu’on le pense. Et même si on ne peut pas s’en débarrasser définitivement, on peut apprendre à vivre avec et quand on en a conscience, c’est même une opportunité de développement personnel.

Dis-moi en commentaire si tu te sens concernée et quelle est la prochaine action que tu vas mettre en place ! 🙂

syndrome de l'imposteur

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Article rédigé par Samia Herrati

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